Cité Eyrar

Dans les collines de l’ouest s’élève, la haute et forte ville de Eyrar, anciennement connue sous le nom de Maundrell, aussi surnommée la Flèche d’Acier, Ses fortifications que l’on croyait imprenables sont constamment surveillées par des gardes armés jusqu’aux dents.

En traversant les portes de la ville fortifiée, les rares visiteurs autorisés passent devant les barraques des gardes ou ils sont fouillés et questionnés avant de pouvoir s’avancer entre les bâtisses aux lignes droites et épurées. Les rues larges et droites de la ville pénètrent d’abord dans le marché qui offre moult auberges et échoppes aux voyageurs. L’allée principale du marché mène directement à la haute tour centrale. Symbole de la cité depuis sa fondation, ses deux premiers étages sont dédiés à l’écurie militaire. En son sein sont élevés et dressés les plus redoutables coursiers du continent. L’écurie occupe une impressionnante superficie. Chaque jour, les patrouilles montées se relaient pour arpenter la région des collines de l’ouest. Les pentes abruptes de la région dirigent tout envahisseur potentiel à l’intérieur de ravines étroites, un terrain idéal pour les embuscades. Le troisième étage de la tour renferme la salle de conseil royal. Les dirigeants et divers nobles s’y réunissent pour discuter ou pour recevoir des visiteurs d’importance. Les étages supérieurs sont occupés par les appartements royaux, un lieu inaccessible aux visiteurs. Toutefois, un balcon au quatrième étage surplombe la place publique et il n’était pas rare d’y voir le dirigeant en titre y prononcer des discours ou haranguer les cavaliers.

Lorsqu’elle s’appelait encore Maundrell, la cité semblait impassible au passage du temps et était un symbole de perpétuité. Il est réputé sur tout Sindar que nul crime n’était commis en son enceinte depuis de nombreuses années. La vie était bonne et sa population ne cessait de croitre. C’était l’arme au fourreau que les nouveaux arrivants entraient dans cette ville. Les habitants étaient sereins et les visiteurs se sentaient acceptés, rallongeant souvent leur séjour, d’où le nombre impressionnant d’auberges.

La souveraineté de Maundrell était en perpétuel changement depuis la nuit des temps, On dit qu’une malédiction pesait sur la ville en échange d’une éternité de prospérité. Chaque dirigeant de Maundrell est mort prématurément ou laissa son titre à un successeur. Le plus long règne fut celui du roi Julien III qui dura treize ans. La dernière souveraine était la reine Pandora. À chaque pleine lune, une jeune oracle révélait lors d’une cérémonie une prophétie à la reine. Ces visions étaient toujours accueillies par le clergé comme une certitude sur leur futur. Durant cette même soirée, la reine recevait la population afin de régler les différents problèmes de ses habitants.

Peu de temps avant l’attaque des Varakmir, la reine Pandora fut assassinée dans ses quartiers lors de circonstances nébuleuses. À la suite de cet attentat, des hordes de créatures démoniaques se sont mises à attaquer la ville et ses habitants. L’armée de Maundrell a réussi à les maintenir jusqu’à ce qu’elle soit surprise par les Varakmir sur leurs navires de guerre. Prise en tenaille, elle s’est avouée vaincue et une partie de ses habitants, ceux qui refusaient leur domination, les combattants et ceux qui appartenaient à la haute société, fut chassée. Ceux qui sont restés durent accepter de se plier à la bonne volonté des envahisseurs. Ces derniers leur ont permis de garder leur métier, leur commerce et leur maison, en autant qu’ils n’étaient pas convoités par l’un des leurs. Si c’était le cas, le Maundrellien pouvait défendre sa propriété lors d’un duel à mort, ou partir.

Une fois bien installés, les Varakmir ont renommé la cité Eyrar, en l’honneur d’une légendaire héroïne de leur folklore. Les emblèmes du cheval à huit membres furent recouvertes d’étendards, et les visiteurs n’entrent maintenant qu’au compte-goutte. Leur dirigeante actuelle, Fowena Goldhill, mène ses hommes d’une main de fer et s’est imposée dans le Conseil des Cinq Cités. Bien que les autres membres du conseil furent réticents, son audace, sa présence et la force armée non-négligeable qui l’accompagne dans ses déplacements finirent par les convaincre.

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