Cité de Fyrill

À l’extrémité australe du continent de Sindar, se dresse la cité de Fyrill. Suite à la libération d’Efrava par l’Oorok Zépharosk, une explosion défigura le paysage, créant un cratère qui s’étend sur des kilomètres. Cette grande balafre est recouverte d’une terre sombre et désolée, à l’image de la ville au-dessus. Fondée en 17 E.G. au sommet d’un pilier unique au centre du cratère, sa construction s’est faite par étape, à mesure que les damnés des alentours répondaient à un appel silencieux qu’ils ressentaient tous. L’association de ces créatures, partageant la même peine et le même rejet du monde, permit une croissance extrêmement rapide de structures et de bâtiments étonnants par leurs formes hétéroclites. La ville s’est construite sur un plateau au-dessus du pilier et s’élève en plusieurs grandes tours difformes qui s’entrecroisent, reliées entre-elles par des ponts suspendus. Le seul lien entre la ville et l’extrémité de ses frontières naturelles est un interminable pont noir strié de filaments argentés, qu’on nomme Murzosh. Ce pont fortifié à la particularité de pouvoir être relevé à chacune de ses extrémités, ce qui permet d’isoler ceux qui s’y trouvent afin de les cribler de flèches ou de les laisser à l’agonie.

Sa population comporte surtout des Damnés, mais aussi des Elfes Noirs, des Orcs, des Ooroks et des Gobelins. Les autres races sont peu représentées. Les habitants sont loin d’être aimables, les lois sont strictes et la garde est sans pitié. Lorsqu’un nouvel arrivant entre dans la ville, il ne recevra pas d’aide des résidents, il est même commun de voir un aventurier trop curieux être retrouvé mort dans un coin de la ville ou tout simplement disparaître. Cette mauvaise réputation lui a permis de se mériter le surnom de Pilier de la Perdition.

Fyril est sans dirigeant officiel depuis la mort de Zépharosk et on dit même que nul n’eut accès à ses appartements; la secte des Enfants de Zépharosk empêche les curieux de s’approcher et a même pris les commandes de la ville en la menant d’une poigne d’acier. Elle dit être guidée par la volonté de l’Oorok depuis son ascension suite à sa mort. Ce culte suscite beaucoup d’animosité avec les priants de différentes religions qui ne reconnaissent pas l’acte divin d’une mortelle.

Outre son accès restreint, la ville est aussi protégée par l’armée Fyrilienne. En plus de la formation usuelle, les soldats suivent un entrainement supplémentaire qui les rend redoutable comme adversaire singulier. La ville n’ayant aucun intérêt à se mobiliser, ses armées restent terrées dans son enceinte et se contentent d’exploiter les ressources des petits villages côtiers environnants en échange de protection militaire. Bien que cette armée soit la moins imposante du continent, la ville compte aussi sur des citoyens rendus très habiles dans l’art de survivre ou de tuer à cause de leurs conditions d’existence difficiles. De plus, les rivières et les forêts traversant le continent servent de barrière principale contre les intrus venant du nord.

Un moment dans l’année est d’une grande importance pour tous les habitants. Lors de la fête de l’Éveil, tous les Damnés se regroupent pour une nuit. Ils procèdent à une cérémonie durant laquelle ils font un bûcher où aurait été découverte la prison d’Efrava et y font brûler un objet représentant le passé, symbole de leur séparation de leur vie avant d’être devenu Damné.

Depuis quelques années, de nouvelles créatures semblent se multiplier dans la ville, menant à des guerres intestines. Ces créatures tentent de prendre contrôle de la cité, dirigées par un maître inconnu. Toutefois, peu d’informations filtrent au-dehors puisque le pont est pratiquement levé en permanence depuis le début de cette crise.

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